Sophie Dalabert et Thierry Pradère, chargés de mission de l'Aract Occitanie

Sophie Dalabert et Thierry Pradère, chargés de mission de l'Aract Occitanie

Quel est le rôle d'un chargé de mission de l'Aract Occitanie ?

Thierry Pradère, chargé de mission de l’Aract Occitanie, co-pilote du groupe de travail RPS du PRST Occitanie : Notre rôle est d’expérimenter, produire et transférer des connaissances sur toutes les questions en lien avec l’amélioration des conditions de travail. C’est un travail d’équipe au sein de l’Aract Occitanie et plus largement avec tous les collègues de l’Établissement public Anact. Les partenariats sont aussi régionaux, notamment dans le cadre du PRST4 ! 

 

Sophie Dalabert, chargée de mission de l’Aract Occitanie, membre du groupe de travail « Santé des femmes et prévention des violences sexistes et sexuelles au travail (VSST) » du PRST Occitanie : Notre mission est d’améliorer durablement les conditions de travail et la performance globale dans les entreprises. Pour cela, nous menons des expérimentations auprès des TPE-PME. Les enseignements tirés de ces actions menées sur le terrain sont ensuite diffusés au plus grand nombre à travers des formations, ateliers, webinaires, guides, vidéos témoignages…

 

De quelle manière intervenez-vous auprès des entreprises d'Occitanie ?

Thierry Pradère : Nos interventions s’adressent en priorité aux TPE-PME d’Occitanie, quel que soit leur secteur d’activité. Nous pouvons les mobiliser dans le cadre d’actions collectives, portées par des branches et fédérations professionnelles, ou lors d’accompagnements individuels initiés à leur demande. Dans tous les cas, nous sommes vigilants aux objectifs de capitalisation et de transfert de nos actions, ainsi qu’au respect de nos fondamentaux, à savoir l’implication de salariés et de leurs représentants, ainsi qu’une approche centrée sur l’activité réelle de travail.

 

Sophie Dalabert : L’Aract intervient avec une posture de facilitateur ; il s’agit d’accompagner les acteurs de l’entreprise – direction et représentants du personnel, mais aussi encadrement et salariés – à travailler ensemble, à se parler du travail et des problématiques de terrain, pour améliorer les conditions de travail de toutes et tous, préserver le collectif et faire progresser la qualité du service rendu.

Ces appuis sont financés par les entreprises, mais peuvent aussi s’inscrire dans le cadre d’actions partenariales et de dispositifs financés par des fonds publics. Ils peuvent à ce titre prendre la forme d’actions collectives mobilisant plusieurs entreprises.


Quels sont vos objectifs avec le PRST Occitanie et quel intérêt y voyez-vous ?

Sophie Dalabert : Le PRST Occitanie offre aux partenaires sociaux et acteurs de la prévention d’Occitanie un cadre pour croiser leurs regards, partager sur les expériences de terrain et les besoins des territoires. C’est aussi le lieu où se construisent des collaborations qui portent nos messages plus fort et plus loin, à travers le développement d’actions spécifiques.
À titre d’exemple, le groupe de travail « Santé au travail des femmes » a produit et diffusé gratuitement un kit pour intégrer les violences sexistes et sexuelles au travail (VSST) comme un risque professionnel à part entière. Des sensibilisations sur le sujet ont été réalisées dans chaque département, auprès de préventeurs et d’entreprises. D’autres actions sont en cours cette année, comme la constitution de réseaux départementaux à destination des préventeurs VSST.

 

Thierry Pradère : Les expériences menées auprès des TPE-PME nourrissent les réflexions que nous avons au sein du groupe pluridisciplinaire RPS du PRST. Les différents contributeurs confrontent leurs expériences, leurs idées, leur point de vue, mettent en commun leurs outils et méthodes afin de concevoir des actions innovantes auprès des petites structures d’Occitanie. Ce partage d’expérience permet la mise en œuvre d’actions spécifiques auprès de cette cible, de la part de chacun des partenaires et organismes du groupe, mais aussi la création d’actions communes et pluridisciplinaires, qui seront d’autant plus utiles aux entreprises car elles couvrent le champ complet de leurs besoins en matière d’amélioration des conditions de travail.

La variété des interventions est pour moi précieuse, allant du conseil, aux prescriptions et parfois aux injonctions. Cela demande un sens des relations humaines, de l’agilité dans l’adaptation, des capacités d’initiative et de la rigueur.

 

Quels aspects de votre métier vous passionnent le plus ?

Thierry Pradère : La diversité des situations, la confrontation d’idées, le travail collectif, en réseau, la construction de plans d’actions concrets et opérationnels... ces différents aspects peuvent être sources de tensions et de fréquentes remises en question, mais c’est très stimulant.

 

Sophie Dalabert : C’est un métier très riche et dans lequel on ne s’ennuie jamais. Il permet de voir différents contextes d’entreprises et de découvrir de nombreux secteurs d’activité. Il génère aussi beaucoup de rencontres, d’expériences et d’échanges à travers lesquelles on apprend beaucoup. Et puis, notre objet de travail, le travail lui-même, est un objet passionnant, au cœur de très nombreux enjeux !